manga

Titre original : Mahou Shoujo Ore Genre(s) : Shôjo? Auteur : ICCHOKUSEN Môkon État : Fini Studio/Éditeur : Comic Be Nombre d'épisodes : 12 Existe en anime : oui
Magical Girl Boy

Magical Girl Boy

Article écrit par marinecelebrian

Saki Uno est lycéenne, mais elle est surtout membre d’un duo de chanteuse pop : les Magical Twin ! Le problème, c’est que son groupe ne rencontre pas du tout de succès… Dépitée, un soir, alors qu’elle rentre d’un concert catastrophique, elle trouve devant chez elle un yakuza fou furieux. Ce dernier lui apprend une drôle de nouvelle : sa mère était autrefois une magical girl, et c’est désormais à son tour de signer un contrat avec lui, pour protéger l’ordre et la justice ! Le problème, c’est que Saki n’est pas du tout emballée à cette idée. À moins que pour protéger l’homme qu’elle aime, elle ne soit d’accord pour se fighter contre des ours bodybuildés ?! Sa nouvelle vie de Magical Girl Boy (rayez la mention inutile) lui réserve bien des surprises…

Manga lu dans le cadre du Challenge Manga-Suki
Thème du mois d’avril : un gag manga
Retrouvez ces articles ici : partie I, partie II

Alors, les gens qui me connaissent via les réseaux sociaux savent que je suis une amatrice d’humour absurde. Donc forcément, en lisant un tel résumé, je ne pouvais SURTOUT PAS passer à côté. Donc j’ai craqué. Est-ce que j’ai regretté ? Jamais de la vie. Par contre, je vous préviens : isolez votre cerveau quelque part, parce que vous n’en aurez pas besoin. De l’humour et de l’absurde, en veux-tu en voilà !

Un univers absurde

Le mangaka ne traîne pas pour nous faire entrer dans son univers. On arrive tout de suite dans l’histoire (oui, les premières lignes du résumé, ça fait la première vingtaine de pages !). L’aventure nous entraîne donc aux côtés de Saki, idol en devenir avec sa meilleure amie (du moins en théorie, parce que le succès ne semble pas être pour elles). Mais elle se voit devenir Magical Girl pour protéger l’élu de son cœur… Mais en devenant un homme ultra musclé. Le manager du duo, un homme un peu trop franc qui n’a pas l’air de soutenir les deux jeunes filles plus que ça, devient fan de sa version masculine ! Et si c’était le seul… Même l’élu de son cœur semble aussi sous le charme de cette version pleine de testostérones… Et sa meilleure amie n’aurait pas que des sentiments d’amitié…

Des gags en pagaille

En fait, rien ne va, rien n’est logique, tout est bizarre, et c’est ça qui est bon ! L’auteur enchaîne les gags, sans pour autant être redondant. Et la grande majorité des blagues sont en lien avec l’univers, ou plutôt la parodie, des Magical Girls. Ainsi, alors que Saki est en Magical Girl Boy, donc en homme bodybuildé, on voit sa petite culotte mignonne. D’ailleurs, toute la tenue pourrait être mignonne si elle était portée par une jeune fille, pleine de froufrous et de rose… Oui c’est le stéréotypé, mais c’est pas grave, c’est fait exprès. De même, les armes sont mignonnes au premier abord, mais ont un effet bien trop violent et terre à terre !

Bien évidemment, il y a une mascotte, toute mimi, nommée Kokoro (« cœur » en japonais), mais… elle a une tête de yakuza (avec les cicatrices sur le visage et les grosses lunettes de soleil), même en taille miniature… Sans oublier l’aspect réaliste qui contrebalance totalement avec la magie : signer un bête contrat de travail, c’est presque vexant quand on devient Magical Girl… Oui, vraiment rien ne va, RIEN NE VA !

Un dessin qui correspond (beaucoup trop) au ton

Bien évidemment, l’aspect comique ressort également via les dessins. Encore une fois, c’est une folie. Le style graphique du mangaka est tout aussi important que tous les gags : classique mais hybride, s’adaptant totalement au ton du manga. Tout est mignon quand Saki est une adolescente comme les autres, même les ennemis. Mais dès que l’on passe du côté obscur de la force, ça change : il n’y a pas que Saki qui devient bodybuildée, les petites bêbêtes mignonnes qui servent d’ennemis le deviennent également, devenant totalement ridicules !

D’autres moyens sont utilisés pour accentuer ces effets : les visages sont parfois déformés, les émotions sont souvent exagérées et mises en valeur par des expressions irréalistes et ridicules, ce qui donne facilement le sourire. Enfin, comme dans beaucoup d’œuvres du même genre, le quatrième mur est souvent utilisé, histoire de rapprocher les lecteurs des personnages. Et comme tout bon manga comique qui se respecte (et merci à Akata d’avoir respecté ça), il ne faut surtout pas oublier de soulever la jaquette, le mangaka se lâche un peu…

Conclusion

Depuis le début du mois, l’anime est aussi en cours de diffusion et disponible sur Crunchyroll. Si vous ne voulez pas investir dans deux petits volumes, vous pouvez sauter sur l’occasion, je le trouve vraiment très bon jusque là !

Magical Girl Boy est un parfait exemple de ce que l’on appelle un manga comique. Par contre, pour l’apprécier, il faut vraiment être friand d’humour absurde, un peu débile. Si c’est le cas, foncez ! Entre la qualité de l’humour et la perfection de l’édition d’Akata (la jaquette brille, c’est trop mignon), vous ne pouvez qu’être satisfait !

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