manga

Titre original : Kyou no Kira-kun Genre(s) : shojo Auteur : MIKIMOTO Rin État : En cours Studio/Éditeur : Pika Nombre d'épisodes : 36 Année de parution : 2013/09/13 Existe en anime : non
Close to Heaven

Close to Heaven

Article écrit par marinecelebrian
  • Résumé

365 jours, une année… c’est beaucoup et c’est peu à la fois. Bien que voisins, Ninon et Kira ne s’étaient jamais parlé. Ninon est une jeune lycéenne solitaire avec une perruche perchée sur son épaule alors que son voisin Kira est un garçon à l’air désabusé qui ne pense qu’à s’amuser. Tout semble les opposer mais quand Ninon découvre le cruel coup du sort qui frappe Kira, elle se sent investie d’une mission : partager avec lui des souvenirs inoubliables tant qu’il en est encore temps ! (source : Pika)

Manga relu dans le cadre du Challenge Manga-Suki
Thème de février : une romance tragique
Retrouvez ces articles sur son blog : partie 1 ; partie 2 ; partie 3 .

  • Pourquoi ce manga ?

Sur le papier, l’histoire de Close to Heaven qui nous est présentée ici ne peut qu’être tragique. Ninon va tomber amoureuse d’un garçon qui va mourir d’ici un an. Comment va évoluer leur relation ? Va-t-elle vraiment exister au risque de souffrir encore plus ? Et surtout, comment peut-elle se terminer autrement ? Des questions auxquelles la mangaka va répondre tout au long des 9 volumes que compte le manga (fini au Japon, 3 volumes sortis en France, le quatrième en avril).

  • Une relation qui se construit

Je dois avouer que je ne me suis mise aux histoires de romance que récemment. Je n’ai donc pas autant de connaissances sur le sujet que certains, et par conséquent je me lasse moins vite je suppose. Néanmoins, la romance qui naît entre les deux personnages est réellement touchante à mes yeux. Elle est totalement logique, et se fait en douceur. D’abord, les deux adolescents apprennent tout doucement à se connaître, et une réelle amitié se met en place. Les taquineries entre Kira et Okamura sont de plus en plus présentes au fur et à mesure du temps, sans qu’ils ne comprennent réellement pourquoi et sans qu’ils ne se rendent compte de leurs sentiments. Le troisième volume laisse supposer que la véritable romance devrait rapidement se mettre en place, si l’histoire suit la même logique. Du moins, je l’espère, je détesterai être frustrée à ce niveau ! Et il faut avouer que plus l’histoire avance, plus le cœur se serre : on veut les voir ensemble, mais d’un côté, on sait très bien que ce serait moins difficile pour Ninon s’ils s’éloignaient… Enfin, j’ai hâte !

  • Des sentiments à apprivoiser

Okamura et Kira semblent totalement différents l’un de l’autre. Ils ont beau avoir le même âge, être dans la même classe et en plus voisins, ils ne se sont jamais vraiment adressés la parole (alors que leurs parents sont amis). Ninon Okamura est une fille introvertie depuis qu’elle a été brimée durant son enfance par des camarades de classe, et préfère rester seule dans son coin à parler à sa perruche, Prof. Elle n’a aucun contact avec les autres, et en plus, elle se cache derrière sa frange immense qui dissimule ses yeux. Yuiji Kira, quant à lui, est le beau gosse populaire, toujours entouré, avec une image de bad boy dragueur et insensible. Bref, c’est cliché, soyons francs. Mais en vérité, ils ont un point commun : la solitude. Ninon est mise à part dans sa classe, et même si cela ne semble pas la gêner sur le coup, son passé la hante et l’handicape au quotidien. Kira aussi ressent la solitude, à cause de sa maladie, mais surtout à cause de l’image qu’il s’est donné : même s’il est toujours entouré, il ne considère personne comme un ami (sinon il aurait peut-être parlé de ses problèmes), et d’ailleurs, sa véritable frayeur est de mourir seul.

Lorsque les deux adolescents vont commencer à se côtoyer, leurs véritables personnalités sont dévoilées au grand jour. C’est là qu’on remarque qu’Okamura peut être taquine, mais aussi déterminée lorsque la situation le demande, comme lorsqu’elle décide de rester avec Kira ou quand elle se démène pour la fête de l’école. En réalité, elle manque juste de confiance en elle, et rester avec Kira va petit à petit lui permettre de s’accepter, et aussi d’accepter ses sentiments. Kira se révèle lui être un grand sensible, passionné de photographie de nature, et un poil pleurnichard. Protecteur, il fera tout ce qu’il peut pour défendre Okamura lorsqu’il le faut. Bref, ils se révèlent l’un grâce à l’autre, et ce n’est que le début.

« J’étais heureuse et mon cœur battait la chamade ! J’ai compris un peu de quoi tu parlais, et j’ai découvert une partie de moi que je ne connaissais pas ! » (vol 1, p163).

  • Conclusion

Le manga de Mikimoto n’est pas original pour l’instant, et suit une trame scénaristique basique au début. Néanmoins, je trouve que cela est très bien fait, avec des dessins très agréables. Le découpage n’est pas forcément extraordinaire non plus, mais certaines pages sont puissantes de par les émotions qu’elles transmettent, que ce soit la nostalgie, la joie ou la souffrance. Mon seul gros point noir jusqu’ici reste Prof, la perruche qui est censée ramener un peu d’humour et que je trouve insupportable (même si elle a un rôle à jouer dans la prise de conscience d’Okamura sur ses propres sentiments). Je ne peux que me dire que le meilleur (et surtout le pire) est à venir. J’ai toujours hâte d’avoir le volume suivant dans les mains. Je conseille donc Close to heaven aux fans de romances !

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