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Titre original : Boris Genre(s) : drone / noise rock
Boris – drone / noise rock

Boris – drone / noise rock

Article écrit par Super Frigo

Boris, ce groupe versatile oscillant du drone/doom metal le plus expérimental à du rock ou de la pop léchée, est un groupe se revendiquant originellement du Drone rock. Il tire son nom d’une chanson des Melvins, ce qui en dit long sur ses influences (et me donne une occasion de balancer un peu de Melvins, ce qui me fait toujours plaisir). Ces joyeux lurons font partie intégrante de la scène Japanoise.

Depuis son premier album sorti en 1996 (Absolutego), le groupe a traversé diverses périodes de remise en question créative, parfois avec une bonne réception de leur public, parfois moins. Sans se départir de sa fanbase, le groupe explore le drone/doom dans ses deux premiers albums. Il s’essaie avec succès à l’ambiant music de Flood, régulièrement recoupée de musique drone mais globalement très calme.

À partir de là, le groupe identifie plus clairement les styles musicaux auxquels il souhaite s’essayer. Il oscille alors entre drone rock (feedbacker, dronevil, noise), noise rock (pink, heavy rocks, smile…), musique rock/indé, en vogue chez les compositeurs interprètes avec des hommages à Nick Drake, ou Eric Clapton (Akuma No Uta, the things which solomon overlooked 1, 2 & 3). Il se risque même à du pop rock beaucoup plus lisse à l’occasion (attention please/New Album).

Pour ne pas perdre son public à travers tout ces essais, Boris va, le temps passant, séparer ses releases expérimentales de celles grand public, qui seront publiées sous le nom d’artiste BORIS (tout en majuscules). Il est bon de noter qu’à partir de son second album, Amplifier Worship (un album qui frôle la perfection au passage), le groupe va systématiquement produire deux versions de chacun de ces albums. L’une, destinée à son public japonais, est souvent plus “heavy” en terme d’arrangements, tandis que la version prévue pour l’Amérique et l’Europe se retrouve souvent diluée soit par une ambiance plus acoustique, soit plus électro sur leurs dernières productions.

Encore une fois, Hope est un bon exemple de la démarche du groupe :
ici la version jap :

et ici la version Europe :

Malgré ce parcours hétéroclite, sa fanbase reste soudée. La détermination des 3 membres du groupe à rester à la fois expérimentaux et accessible en est peut-être l’un des secrets de cette longévité. 23 albums studios après leurs débuts, la line-up du groupe n’a pas changée depuis la release du premier album.

Les trois membres chantent, même si c’est plus souvent Atsuo ou Wata qui se partagent le lead vocal.

Bonus : la chanson qui m’a instantanément fait aimer ce groupe :

 

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